Combattre le racisme systémique

Le Québec se caractérise par son multiculturalisme. Cependant, la co-existence entre les populations autochtones et allochtones, comme entre populations racisées et blanches est marquée par d’importantes inégalités sociales. Notre programmation vise à mieux comprendre comment ces inégalités se créent, se perpétuent et peuvent se réduire. Ainsi, nous nous efforçons d’adopter des méthodologies de recherche éthiques, critiques et décoloniales.

Projet de recherche – Les Racines du Pin Blanc

“Les racines du pin blanc” est un projet qui vise à interroger les représentations sociales des premiers peuples chez les personnes allochtones . L’objectif est de fournir des données permettant de dépasser les injonctions à la réconciliation en comprenant mieux de quoi sont fait les stéréotypes, les préjugés et les comportements racistes dont les personnes des premiers peuples sont encore victimes en 2023. Une première étude a documenté ces représentations sociales en 2018 (voir l’article). Un second volet de cette recherche permettra d’apprécier en 2023 les effets de l’actualité très dense des cinq dernières années.

Étudiant‧e‧s au doctorat

Sarrah Bakhty

Ma thèse porte sur les mécanismes de rationalisation du racisme systémique au Québec. Je m’intéresse aux rôles que jouent les institutions dans la perpétuation des inégalités sociales par le maintien du statu quo, en passant par les discours de rationalisation populaires.

Janie Comtois

Mes intérêts de recherche gravitent autour des mécanismes de prise de pouvoir et de leurs effets au sein des communautés. Je m’appuie sur des théories critiques et postcoloniales pour comprendre diverses problématiques sociales, et j’utilise principalement la recherche évaluative comme outil de transformation sociale. Dans le cadre de ma thèse doctorale, je me concentre spécifiquement sur l’évaluation du programme de volontariat international Québec sans frontières (QSF).

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Caroline Clavel

Mes centres d’intérêt s’orientent principalement vers le domaine de l’interculturel. Mon sujet de thèse porte sur l’expérience des mères réfugiées au Québec et plus précisément sur l’analyse de la routine quotidienne qu’elles mettent en place au sein de leur famille (les défis qu’elles rencontrent, leurs objectifs parentaux, les valeurs qu’elles souhaitent transmettre, etc.).

Océane Gbogbohoundada

Mes centres d’intérêts de recherche s’orientent vers les défis propres au contexte d’interculturalité notamment ceux autour des enjeux de pouvoir et du vivre-ensemble au sein des territoires marqués par une histoire coloniale comme ceux des Départements Régionaux d’Outre-Mer (Guyane, Guadeloupe, Martinique, Réunion, Mayotte).

Marika Handfield

Pour mon projet de thèse, je travaille en collaboration avec l’organisme Mikana, qui offre des formations de sensibilisation aux réalités Autochtones depuis 2015. Notre projet vise à mieux comprendre comment déconstruire les préjugés des allochtones au Québec envers les Autochtones, les effets de ce type d’intervention et si cela peut contribuer à un changement social plus large (ex. contagion sociale).

Johanna Nouchi

Mon projet de recherche se penche sur l’expérience des enseignants d’histoire au secondaire au Québec dans le cadre de la transmission de l’histoire des peuples autochtones, en mettant l’accent sur les dimensions de la justice sociale et de la décolonisation. En utilisant une méthodologie qualitative critique pour analyser leurs discours, cette recherche explore les défis éthiques et pratiques auxquels ils sont confrontés dans un contexte de réconciliation.

Affiliations externes

Émilie Pigeon-Gagné (Ph.D) est une chercheuse affiliée et graduée de notre équipe. Elle travaille sur plusieurs projets de recherche et mandats d’évaluation en lien avec la réduction des inégalités sociales de santé.

Actuellement, elle fait son post-doctorat à l’Institut universitaire SHERPA, en collaboration avec l’organisation Médecins du Monde. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une recherche participative portant sur les barrières d’accès aux soins de santé des personnes migrantes sans statut. La recherche vise à documenter les barrières institutionnelles et organisationnelles découlant de l’absence de couverture d’assurance médicale offerte à ces personnes (selon les directives émises par le MSSS), et à documenter les effets de ces directives ministérielles sur la qualité des soins reçus par ces personnes vivant en situation de grande précarité socio-économique.